Le blog de La Sorcière
 

102 : Crocodile

Que dire sur cet épisode si ce n'est que... putain, qu'est-ce qu'ils suent, à Mayami ! Je trouve que cette atmosphère floridienne moite et pesante très accentuée par les visages toujours un peu brillants, les chemises mouillées et la rivière (ou le lac, ou le bras de mer) où Dex va se baigner et fait du bateau ajoute encore au côté glauque de la série. Ca change, j'aime beaucoup ce Miami-là. Beaucoup plus que celui des docteurs Troy et McNamara. D'ailleurs, je n'ai pas DU TOUT envie de reprendre Nip/Tuck.

Sinon, le générique est... spécial... Je n'avais jamais rien vu du genre. Super décalé, assez saccadé...

Et le coup de la métaphore corps humain/bouffe est excellente...

Je suis restée fascinée...

Difficile de dire si c'est beau ou pas, c'est, c'est tout.

(Le coup de l'oeuf, c'est le meilleur, je trouve... )

Et on finit par la tête de nounours timbré de Dex. Joli, très fort.

De cet épisode j'ai envie de retenir le fait que Dex s'enfonce vers le côté justicier. Dans le premier épisode, on reste assez choqué par le fait que le héros découpe les gens qu'il n'aime pas en petits morceaux. Là, en fait, on s'attarde plus sur le côté "gros enfoiros" du mec qu'il découpe.

Et aussi, le truc que j'ai trouvé génial, c'est le regard de pure panique quand sa copine fait mine de vouloir faire un câlin...

Et la manière qu'il a de lui empoigner un nibard pour la décourager tout en lui faisant croire qu'en fait c'est elle qui n'est pas prête (ce qui est le cas, oh my god, cette gonzesse a de sérieux problèmes !), c'est vraiment du grand art !!! "That was close !"

Autre chose, le petit jeu qui commence à s'instaurer entre Dex et le meurtrier est vraiment sympa. Mais je me demande vraiment comment le gars peut avoir accès au congélo de Dex. C'est pour ça que j'ai pensé à lui pour les meurtres. Mais bon. Pour le moment, je n'y crois pas trop, même si j'avoue que je cherche des indices qui pourraient indiquer que c'est lui... On retrouve trop la même rigueur, le même sens du détail, le même amour de l'art, là-dedans. C'est troublant.

 

101 : Dexter

Allez, tout le monde debout pour accueillir un petit nouveau qui arrive en cours de route, j'ai nommé :

A la base, je ne suis pas très policier. Pour moi, le plus souvent, les séries policières suivent toujours un peu le même schéma, et ça a tendance à m'ennuyer un peu. Il faut dire que je suis restée traumatisée par les séries policières de mon enfance, notamment par les sirènes du générique de Starsky et Hutch le dimanche après le journal, et les choucroutes capillaires de Dee Dee McCall dans Rick Hunter. Bref, moi pas très policiers... Je suppose que si j'avais l'occasion de me choper le début des Experts, ça pourrait éventuellement le faire, mais pas sûr.

Bref, là, il y a quand même une grosse, et même une très grosse différence. Ok, ça enquête à mort sur un tueur en série, mais notre héros, Dexter Morgan, expert de la police criminelle, est LUI AUSSI, tueur en série, à ses heures perdues. Et ça, pardon, mais dans le genre, c'est quand même un peu une première. Et l'idée de voir les choses "de l'intérieur", pour une fois, ça m'a intriguée.

Ladies and gentlement, Dexter Morgan !

Quand on voit le bureau du monsieur, ça fait euh... un peu brrrr, quand même...

Ce qui est excellent avec Dexter, c'est qu'il donne magnifiquement le change. Et qu'il le fait en toute lucidité. Donc aux yeux de tous, ou presque, il est super normal, sympa, marrant, bien sous tous rapports... Y compris aux yeux de sa soeur d'adoption (Dexter a été adopté) qui est elle-même flic !

Là où il devrait quand même se méfier, c'est quand l'étincelle d'admiration et de convoitise s'allume dans son charmant regard, devant une scène de crime particulièrement réussie...

J'ai adoré cette scène où Dex et son collègue décortiquent le meurtre grâce aux taches de sang sur les murs. Le coup des fils rouges c'est génial pour capter comment ça s'est passé, en fait !

Ce qui est passionnant, c'est la dualité du personnage. Apparemment tellement normal, qui sort avec une fille... avec laquelle il est infoutu de baiser, d'ailleurs, et il l'a justement choisie parce qu'elle est complètement traumatisée et que ne pas coucher, elle aussi, ça l'arrange. Bref, ce côté gentil garçon, limite gentleman... Et pourtant...

Ce gentleman-là découpe lui aussi des gens... Par contre, j'ai l'impression qu'à chaque fois qu'il tue, il tue des grosses ordures. Certains trucs m'ont échappé mais même si ses crimes sont atroces (mais parfaits et pas du tout sous le coup d'une pulsion, très réfléchis et organisés), apparemment, ils ont un but.

C'est que le petit Dexter, tout jeune déjà, avait tendance à dégommer des zanimaux... Et son papa, il le savait...

Scène super intéressante justement, de flashback, où son père lui fait comprendre qu'il doit se servir de ses pulsions meurtrières pour aider. Finalement, Dex, c'est une sorte de superhéros...

En tous cas, je suis curieuse de savoir ce qui a pu arriver à ce gamin pour qu'il soit aussi perturbé...

A un moment, je me suis même demandée si ce n'était pas lui le meurtrier qui vidait de leur sang ses victimes, mais je ne vois pas OU Dex trouverait le temps de mener de front trois vies différentes !

J'aime beaucoup. Je ne suis pas fan des héros tout propres, et j'aime quand c'est sombre et tourmenté mais avec de l'humour. Dex est à la fois drôle, charmant, inquiétant et passionnant. Pour le moment, cette série a tout pour me plaire. Même si je reconnais qu'un petit temps d'adaptation est nécessaire au début.

 

Haaaaaan !

Je suis sous le charme ! Il est... renversant !

Nouvelle série en vue, donc. (A condition que je renonce à ce qu'il me reste de sommeil... )

"Dexter" avec Michael C. Hall, "le" David de Six Feet Under. Que je vais regarder très différemment, à l'avenir...