Le blog de La Sorcière
 

422 : Commencement

Bigre. Un épisode qui vaut surtout pour la loooongue, très looongue séquence de fin, celle qui fait voir un peu trouble, qui est montée comme un clip, et qui met en scène l'enlèvement de la fille cadette du président. Zoey la Cruchette, bougrement ecstasiée par son bellâtre/roitelet/franchouille.

Cela dit, il y a plus cruche que Zoey. Oui. Il y a Amy Gardner, qui a ENFIN capté une vérité pourtant infaillible. Mais grosse fadade, bien sûr que Donna est amoureuse de ton Josh ! Et pour sûr elle le comprend soixante fois mieux que toi. Ouarf ouarf ouarf ! (Et même un peu gnihihihi !)

Joey Lucas, elle avait percuté plus vite, elle, et pourtant elle en pinçait un peu pour Josh !

A part ça, première scène très intéressante avec Josh qui commence à organiser son casting de vice-présidentiables. Pourquoi n'y avais-je pas pensé plus tôt ?

Notre Toby, lui, pour la huit-cent-soixante-septième fois tente de se faire réépouser par son ex enceinte jusques aux oreilles. En vain.

Malgré la jolie maison, malgré la salade, malgré tout... "You're just too sad for me, Toby."

Et dans la foulée, la voilà partie accoucher.

Ah oui, et très fort tout de même ! En dix secondes top chrono, voilà Bartlet et son vieux Leo partis à avouer aux conseillers que ce sont eux qui ont fait assassiner Shareef ! Le tout sur fond de menace terroriste ! Allez, hop, voilà votre paquet, les gars. Des questions ? Non ? Rompez !

Uh uh.

On a donc pour commencer la petite Zoey Crucruche qui obtient son diplôme, brave petite...

Puis qui va embrasser le pauvre Charlie dans un jardin botanique (tsssss... Très bon point pour Charlie, d'ailleurs, dont j'apprécie beaucoup l'évolution depuis quelques saisons... )

Avant de se faire droguer par son bouffeur de grenouilles à l'insu de son plein gré et de se faire enlever sur le chemin menant aux chiottes.

Ce qui nous mène à un truc incroyable : Leo courant dans les couloirs de la Maison Blanche. On n'avait jamais vu ça.

Moi, j'enchaîne. Je veux TROP voir la gueule de Bartlet. *se frotte les mains*

 

301 : Listen to the rain on the roof

C'est le retour de nos désespéréesmaisonfemmes ! Quoi de plus agréable, après une grosse journée de boulot, quand il fait nuit et qu'il pleut, que de se regarder un bon épisode bien girlie et grinçant ? Vous pouvez me dire ? Ben en ce qui me concerne, en tous cas, c'était exactement ce dont j'avais envie hier soir. Et un premier épisode de saison, ça a toujours un goût particulier, surtout après une longue pause.

En tous cas, quel plaisir de retrouver nos cinq gonzesses. C'est presque devenu des copines, en fait !

Commençons par la famille Scavo. C'est peut-être l'intrigue qui m'a le moins accrochée dans ce premier épisode. Je pense que les "six mois plus tard" (grosse surprise, d'ailleurs) y sont pour quelque chose. On s'imagine bien que le plus croustillant dans l'histoire, ça a très probablement été l'installation de la folledingue dans une maison du patelin avec sa gamine. Du coup, on se retrouve directement dans un train-train pas encore forcément bien huilé, d'ailleurs, et c'est presque difficile d'entrer directement dedans.

En tous cas, mention spéciale à la photo de Noël de la famille Scavo. On peut pas dire, l'arrivée d'une ex et de 20% des enfants de Tom, ça pimente !

Le problème, c'est que j'ai du mal à imaginer ce qu'ils vont nous sortir de "plus" que ce qu'on vient de voir.

Le cas Solis, maintenant. Je dois bien reconnaître que le jeu "à salope, salope et demie" entre Gabrielle et Xiao Mei était ex-tra ! J'étais presque navrée que la petite se casse.

Finalement, on ne va pas s'en plaindre. Ca nous a donné l'occasion de voir Carlos, et surtout de voir Gabrielle étrenner un nouveau look façon nouilles asiatiques.

Du côté de cette chère Susan (qui nous a gratifié d'une sublime susânerie en balançant à la gueule de la comateuse le contenu de son gobelet)...

... ma foi, ça m'a presque émue. J'ai adoré la scène où elle s'obstine à vouloir raser Mike... Miiiike ! Miiiike Delfinoooo ! Ptain y avait longtemps, j'étais presque rouillée, les mecs ! D'un peu trop près, d'ailleurs, le rasage.

Pauvre Mike. A chaque instant je m'attendais à ce qu'il se réveille pour lui gueuler d'arrêter ses tortures !

Six mois de coma, quand même pour le pauvre Mike. Je comprends que Susan soit tentée de sortir avec un autre mec... Ca doit être une situation super difficile, surtout quand on voit la tendresse avec laquelle elle prend soin de lui...

Faut dire que même dans le coma, il est rahlalalalalamikedelfinooootrobooooo !

Bree Van de Kamp, maintenant. Gros dossier, mais là, grâce à quelques spoilers, j'étais au courant des fiançailles. La première scène de l'épisode est très bien gaulée. On se demande petit à petit qui est le mari psychopathe, et d'un seul coup, paf, on capte.

Bon, je trouve ça un peu beaucoup, tout ce qui arrive à Bree depuis deux saisons. C'est bien sûr un bonheur de la voir se coller dans des situations complètement loufoques (et très très glauques, faut bien l'avouer), mais bon. Ca fait un peu beaucoup. Un peu.

Au cours de l'épisode, j'ai eu un flash. Au moment où Bree dit à ses copines qu'elle et Orson n'ont pas couché. Là, je me suis dit que si j'étais elle, je le testerais quand même avant le mariage. Oui, parce que dans Sex and the City, si je me souviens bien, il était terriblement impuissant !!!

Et mon Dieu, que j'ai ri avec la scène de l'orgasme. Y a vraiment que Bree Van de Kamp pour consulter le toubib à cause d'un malaise qu'elle a fait pendant une séance de tagadatsointsoin. Enormissime. Et la manière dont Orson la met dans son plumard, en relavant des verres déjà lavés, là, je m'incline.

Le fait que la voisine débarque au moment du dîner d'annonce et accuse Orson de meurtre, j'ai trouvé ça pas mal. Ca m'aurait gênée que Bree n'ait pas le moindre doute. Là, c'est le cas, même si elle refusera de le reconnaître. Donc très bien joué.

Bref, plaisir, plai-sir !

 

318 : Fractures

Après avoir découvert BSG et bien d'autres formidables séries cette année, je n'aurais pas cru que revoir un épisode de Farscape serait un tel plaisir. Ni que j'y retrouverais autant de choses formidables. Au premier plan, bien sûr, Ben et Claudia. Surtout Ben d'ailleurs. Mon Dieu que ce type est donc génial. Et qu'aurait été Farscape sans lui ? Franchement c'est tout à fait inimaginable tellement il EST Farscape.

Avec le recul, j'aime encore plus le "visuel" Farscape. Ne serait-ce que le générique...

Si belle, si dure...

Evidemment, cet épisode est très choubidou. Enfin surtout pour le pauvre John qui attend avec tellement d'impatience de retrouver sa promise (qui n'a pas perdu son temps avec le clone, d'ailleurs, si vous vous souvenez bien, la keuquine). Douche glacée pour Crichtonichou qui se retrouve face au légendaire regard dit "de la bouse vivante".

Et Ben Browder joue tellement bien les amoureux blessés...

Autre chose formidable dans cette série : la réalisation. On s'attache à de petites choses, on développe des scènes pas indispensables mais qui forgent une ambiance d'une profondeur exceptionnelle. Exemple ici : John récupère les affaires de son double. Sort la combinaison spatiale (qu'il enfilera un peu plus tard, d'ailleurs), le long manteau de cuir (qu'il flaire religieusement, presque étonné, ce qui m'a rappelé la scène où Lee renifle la balle de Pyramid Game, dans BSG), puis Winona. La vraie Winona conservée par son double. Une scène super anodine, mais magnifiquement filmée, avec le gros plan sur les mains qui s'attardent sur l'arme chérie... Et qui laisse imaginer ce qui peut se passer dans la tête de ce mec. C'est d'une beauté, d'une férocité et d'une tristesse terribles. Et jamais la caméra ne focalise sur le visage... Tout est dans les gestes.

Malgré de nombreux défauts et une certaine kitscherie, cette série n'en reste pas moins une pure merveille. Rien à faire... Il y a trop de belles choses, là-dedans, trop de délicatesse malgré l'histoire ténébreuse. Réussir à allier de telle manière le romanesque et le macabre, c'est digne des plus grands.