Le blog de La Sorcière
 

Bravo !

Pas besoin de vérifier les audiences de M6 pour vous le certifier : oui, Prison Break fait un tabac en France. Si j'en juge en tous cas par les dizaines de "blog Prison Break" qui viennent chaque jour hanter mes statistiques.

Alors, fans de PB, soyez les bienvenus, et surtout, beware of spoilers ! Préférez les eaux calmes des archives... ;)

 

103 : Winning a battle, losing the war

J'ai bien aimé cet épisode. Déjà, l'intrigue sur le don d'organes m'a vraiment émue. Izzie est chouette... Déjà dans l'épisode dernier, j'avais bien aimé ce qu'elle avait fait...

J'ai juste peur qu'elle soit enfermée dans le rôle de la sentimentale, celle qui vit le truc avec les patients. D'ailleurs, j'ai peur que tous soient enfermés dans leur rôle. Christina dans celui de la forte tête qui fait la solide mais qui en chie comme les autres, George dans celui du gaffeur timide et complexé, Meredith dans celui de la tombeuse après qui tous les mecs en ont.

J'ose espérer que ça ne sera pas le cas...

En fait ça me fait assez marrer de voir tous les internes s'agiter dès qu'on demande un volontaire pour donner un coup de main ou s'empoigner pour savoir lequel aura le cas le plus dégueulasse. Un de ces quatre, ça va se finir à l'arsenic dans le verre de jus d'oranges...

Mon Dieu que Meredith est donc conne. McDreamy veut sortir avec elle, bien sûr. Et le pauvre l'a vue embrasser un patient. Et cette gourde-là ne trouve rien de mieux à lui dire que s'il veut sortir avec elle, c'est par jeu, par goût pour la chasse. Ma chérie, d'une part, tous les hommes ne sont pas des tordus qui en ont après notre cul. La plupart, oui, mais pas tous. D'autre part, t'as le droit de le penser, mais le lui balancer à la gueule, c'est minable.

J'aime bien la petite revanche de Derek à la fin, d'ailleurs. Genre : "Ah tu veux pas sortir avec moi. Eh ben c'est ce qu'on va voir !". C'est de bonne guerre !

Le coup de George que tout le monde croit gay, ça m'a bien fait marrer... Ca m'a rappelé Chandler dans Friends. "Est-ce que c'est mes cheveux ?". "Oui, Chandler, tu as des cheveux d'homosexuel."

loool !

Bon apparemment il en pince pour Meredith. Ben on est mal barrés !

Bref, c'était sympa. Les personnages sont assez attachants, y compris en effet, Burke et Bailey. Burke je l'avais repéré dès le début... Mon premier "hin hin" de la série... Vous l'aurez compris... Ahum... Uh uh !

 

Et autres...

Genre opéra, par exemple.

Aujourd'hui, c'est mon anniversaire. Voui. Bon anniversaire, moi.

Alors, pour fêter ça, je me suis offert, ou plutôt commandé un DVD. Le truc que je pensais ne jamais trouver. Tellement jamais que je n'avais même pas cherché. C'est dire.

Mais tout d'abord, retour en arrière. Printemps 1994, mademoiselle La Sorcière, punaise de 16 ans et demi, prépare son bac de français dans un lointain pays des Balkans. Au programme, l'Amant, Madame Bovary, d'infâmes extraits de je ne sais plus quoi et le Mariage de Figaro. Voilà qui m'intéresse, me dis-je en dévorant la pièce de Beaumarchais, impertinente à souhaits. Ma prof de français me conseille de voir l'opéra de Mozart. Ah ben ça tombe très très bien. Une jeune chaîne franco-allemande dont je n'ai plus jamais entendu parler par la suite est justement au festival de Glyndebourne où l'opéra est présenté pour l'inauguration d'une nouvelle salle, ou je ne sais plus quoi. Je me colle devant, sans doute pas à la plus grande joie de ma petite famille, et là... ô merveille... je reste sans voix... c'est prodigieux, magnifique, mirifique... je ris beaucoup, je pleure un peu, et surtout, je me régale de cette musique fabuleuse, incomparable, légère... Bref, le coup de foudre. Coup de foudre pour un style que je ne connaissais pas, l'opéra. Coup de foudre pour des chanteurs drôles, parfaitement à leur place, et hyper talentueux... Renée Flemming, notamment... Et surtout, d'emblée, je rêve d'être à leur place, quoi...

Douze ans plus tard, j'ai découvert un paquet d'autres opéras, je connais Figaro par coeur, du début à la fin, tous les rôles ou presque (pas les récitatifs, hein, parce que bon), je l'ai vu sur scène, une fois, j'ai aussi découvert la Flûte, Cosi, Don Giovanni, bossé sur la Clémence de Titus, même... Puccini, Verdi, Rossini, Wagner, Bizet, Saint-Saëns, et quelques autres... Mais Figaro, ça reste Figaro. J'achète plusieurs versions, rien à faire, ce ne sera jamais pareil... J'arrête même de chercher... Quelle nouille.

Du coup, moi aussi je me mets au chant. Et je me mets même à chanter du Mozart, plaisir immense. A écouter, c'est déjà le pied. A chanter, c'est l'impression de faire un pied de nez à tout ce qui existe d'autre dans l'univers de la musique. C'est à la fois simple et compliqué, c'est gai et triste, c'est la perfection. Ca semble écrit avec une telle facilité que c'en est pénible... Je chante d'autres choses, bien sûr, très belles aussi, mais j'aime cette impertinence, jusque dans ses compositions religieuses.

Et puis hier, me baladant sur Youtube, je tapote Figaro, juste pour voir. Et je tombe sur Alison Hagley, je la reconnais bien, c'est la Suzanne de Glyndebourne, adorable de rouerie, il y a douze ans. Pas la même version, mais c'est elle. Tiens donc. Du coup, je relance mes recherches. Et vlan, enfin, je le trouve, l'objet de toutes mes convoitises...

Voilà ce qui m'a fait aimer l'opéra et qui me vaut la honte chaque fois que je prends mon vélo de voir se retourner la moitié de la ville sur moi alors que je braille les grands airs de la Comtesse et de ses potes (parce que oui, je fais aussi les messieurs). C'est que maintenant, je cause très bien italien, en plus...

Eh ben fauchée ou pas, j'ai sauté dessus... Je devrais le recevoir mardi ou mercredi, et ce sera un immense moment de bonheur, peut-être même que je vais organiser une projection avec mes copines brailleuses...

C'est chouette. Probablement personne ne peut comprendre, mais c'est chouette...

Un jour, je vous parlerai d'Alfred Brendel, tiens...