Le blog de La Sorcière
 

1007 : Counter Strike

Oï oï oï ! Vraiment pas terrible ! Vraiment pas terrible terrible. Beuh.

Bon, première critique acerbe et tant pis pour ceux qui apprécient les frais minois : Adria, c'est pas possible. C'est juste pas possible. Elle est très jolie, mais c'est le personnage anti-télégénique par excellence ! Figée sur place, raide comme la justice. Hormis ses tours de passe-passe assez impressionnants, c'est nulachier ! Le look est mauvais, la fille n'est pas très convaincante, ses yeux dorés lui donnent un air assez niais, son look est pathétique et même ses scènes avec sa mère ne sont pas géniales. Franchement, je redoutais le pire. C'est encore pire que pire. Il n'y a rien à sortir de ce personnage, il est creux, inintéressant. Si on ajoute pas un poil de drama là-dedans, c'est inexploitable. Je suis très déçue. Ajoutez à ça un kitsch monstrueusement clinquant (la présence des Jaffas n'aide pas), et voilà tout ce que je déteste dans Stargate. Dix ans plus tard, il faudrait peut-être songer à évoluer un peu à ce niveau-là tout de même.

Je dois tout de même reconnaître que ce plan-là était très réussi.

La scène entre Daniel et Vala est intéressante parce qu'elle souligne enfin un truc qu'ils ont en commun et qui est susceptible de les rapprocher. Malheureusement, je trouve qu'il aurait été judicieux d'aller un poil plus loin. Je trouve Michael Shanks de moins en moins investi et je n'aime pas la froideur et le détachement un peu forcé qu'il affiche depuis quelques temps. Si c'est quelque chose que Jack lui a légué en partant, c'est dommage, mais ça ne lui réussit pas du tout.

Heureusement que Vala est plus fraîche.

(Blague à part, des rumeurs assez sinistres me font craindre le pire. Je vous jure que si Shanks rejoint Atlantis, je divorce de Sheppi !)

Non mais sérieusement, on parlait de disco hier, mais elle dénoterait pas du tout dans les années 70 à côté de Diana Ross !

Voilà, ça pareil, c'est bien filmé... (j'essaye de noter du positif, vous remarquerez l'effort... )

Au final : du vu, revu, digéré et même chié un milliard de fois. Brouillon, sans intérêt, mal fichu. Ca fait je ne sais combien d'épisodes qu'on nous rabache Dakara et là, badaboum on nous détruit le haut lieu de la nation jaffa en trois secondes et demie ! Ca donne envie de pleurer tellement c'est ridicule !

Je suis très très fâchée ! On nous balance des trucs supposés plaire et au final, ce n'est que de la poudre aux yeux. Landry offworld, tout ça... Intérêt ? Zéro. Rien ne débouche sur rien, très peu d'infos, on ne fait qu'effleurer le sujet, il n'y aucune montée en puissance, les personnages sont gris, sans saveur, excepté Vala qui une fois encore réussit à s'en tirer miraculeusement grâce à son côté pétillant.

Je ne parle même pas de Sam et Teal'c plus consternants que jamais.

Heureusement qu'on apprend que quelques mondes connus ont déjà mis la clé sous la porte grâce aux Oris. Ca au moins, c'est sympa. Dommage qu'il faille tendre l'oreille pour le savoir.

J'espère que le prochain épisode sera plus organisé. Parce que là je me suis solidement emmerdée.

 

Arglll...

Bon, mes fiançailles avec Flani ont été reculées de quelques... siècles... Il paraît que madâme vient d'accoucher du petit troisième. Un accident, sans doute...

Bouhouhouh !

 

423 : Twenty Five

Arf arf arf ! Trop bonne, la blague ! Bartlet qui fait semblant de s'en aller et de laisser la place au président du Congrès, un républicain qui doit probablement se tacher à table et qui promet de tout casser sur son passage. Bon, allez, j'ai bien ri. Finie la blague, maintenant. Ohé ? Y a quelqu'un ? Quoi ? C'était pas pour rire ???

Brrrzzzzbrzzzz... Retour en arrière. Donc non, c'est pas une blague. J'attendais avec impatience de voir Leo apprendre l'affreuse nouvelle à Bartlet. Pas déçue de la manoeuvre. Popa est justement en train de montrer des photos de sa fille chérie à des copains. Le jeu de regards est génial. Bartlet comprend tout de suite...

Et Abbey aussi...

Du coup, plus de président, juste un père fou d'inquiétude. A ce moment-là, pour tout dire, je commence à entrevoir ce qui va se passer. Mais comme Bartlet est inébranlable, je me dis : "Naaaaan, tu débloques, ma pauvre Sorcière. Ils vont retrouver la petite dans deux épisodes et tout rentrera dans l'ordre."

Mébiensûr.

Sauf que faut pas oublier qu'il n'y a même plus de vice-président, dans la place. Eh ouais. C'est qu'on n'y avait pas pensé, à c't'histoire ! Franchement, Hoynes aurait pu trouver un autre moment pour niquer.

Faut bien reconnaître que Bartlet est complètement à la ramasse. Alors que l'état-major craint de voir un avion suspect balancer une bombe sur une centrale nucléaire, papa Bartlet est dans les choux. Clairement, y a souçaïe.

Et pour couronner le tout, l'improbable s'est produit, Toby a accouché. Et la manière dont il l'annonce à C.J. et Josh est à crever de rire...

Mazel tov !

J'adore aussi quand il prend ses deux lardons à part pour leur confier :

"I don't want to alarm you or anything but... I'm dad."

Toby, c'est un prince ! Super touchant de le voir partir à la maternité en se demandant si c'est automatique d'aimer ses enfants, s'il sera un bon père, s'il y arrivera. Et de le voir revenir à la Maison Blanche limite le couteau entre les dents, en grondant que si on touche à ses enfants, il fait exploser la moitié du pays, et que pourtant ça fait que trois quarts d'heure qu'il les connaît ! Trop... fort... Et très joli parallèle. Toby n'aurait sans doute jamais pu comprendre Bartlet s'il n'était pas devenu père à cet instant précis. Leur bref entretien dans le bureau ovale est très joli. Simple, mais joli.

Pour en revenir à notre président, il décide donc d'invoquer le 25ème amendement.

Alors, le 25ème amendement, comment ça marche ? Tout simple. Le président se déclare en incapacité de gouverner. C'est donc la personne suivante dans l'ordre de succession qui le remplace. Et sans vice-président, c'est le Speaker of the House. Glen Allen Walken.

Voici donc le nouveau président... Grande classe.

C'est qu'en plus, à peine entré dans le bureau ovale, il a vite fait de congédier le pauvre Jed. Les gueules que tirent les conseillers sont collector.

Sans compter qu'avec un républicain, ils vont bien rigoler. Cela dit, du coup, nous aussi on va s'éclater, yahou !

Enfin voilà, vlan dans la gueule. Enormissime. Retournée comme une crêpe.

Bon, c'est bien joli tout ça n'empêche... mais... il revient quand Bartlet ???

 

206 : Subdivision

Dès le "previously on Prison Break", ça s'annonce trèèèèès intéressant ! Déjà, on nous ressort le portrait de Charles Patoshik alias notre bon ami Haywire. Ouéééééé !

Non, franchement, Haywire pédalant sur son petit vélo, en combinaison d'aliéné, avec son casque de football sur la tête et ses petits chaussons...

Puis s'invitant dans un fast-food fermé et commençant à faire un sort à la machine à Sunday avant de se passer la tête sous le coca pour se rafraîchir, puis matant tranquillement deux jeunes en train de se bécoter...

Je veux pas dire, mais c'est du TRES TRES grand Haywire, ça ! Ce mec est un héros ! C'est LE héros de la série ! Cela dit c'est vrai qu'il a une tête à faire rater une couvée de singes...

Bref un excellent démarrage, très sympa d'avoir attendu le sixième épisode pour nous le déterrer, celui-là, parce que limite, on ne l'attendait plus. Il serait bon que chaque épisode maintenant soit synonyme d'un mec en cavale en moins... Là, en tous cas, c'est le cas, et c'est pas plus mal. Clairement, certains personnages arrivent un peu au bout de leurs ressources, en particulier C-Note et Susucre, pour pas dire Lincoln qui est de plus en plus inexistant, d'ailleurs. Le problème, c'est que lui, s'il se fait rechoper, c'est direct la chaise, donc bon.

D'ailleurs, on commence à sentir comme une sorte d'énervement, du côté de Michael, il transpire, tire la gueule, soupire d'agacement. Je ne sais pas, comme si ces certitudes étaient de plus en plus ébranlées. Faut dire qu'il se traîne quand même une sacrée brochette de boulets.

Bon ben en parlant de boulets, en voilà deux qui se croisent comme par hasard... Me souviens plus comment ils finissent par retrouver le reste de la petite troupe, mais j'ai trouvé ça légèrement tiré par les veuchs...

Bon, à part ça, j'ai trouvé le jeu de T-Bag avec la blonde folle du cul vraiment pénible et longuet. Ok, la scène où les mecs creusent tous dans le sous-sol m'a rappelé de bons souvenirs de Fox River, y a des moments d'ailleurs où ça en devient insupportable de stress, mais bon, pas tant que ça, en fait.

Le seul truc que j'ai trouvé excellent, c'est la hargne de Mahone à épingler Tweener. Ah il galope, l'agent spécial, il les veut, ses prisonniers. Et chaque fois qu'il en chope un, ça doit une jouissance d'une intensité folle pour lui. Il y a des moments où j'en viens à presque le trouver beau.

Allez hop, au trou, mon Tweener.

Quant à Patoshik dont on croit qu'il va zigouiller la vioque avec son grand couteau et qui finalement découpe le tableau, j'ai trouvé ça très très bon, même si je le voyais venir gros comme une maison.

Ce type est un poète, vous dis-je !

A part ça, je pense que les télespectateurs français ont dû découvrir Nika, l'épouse de Michael, parce que si environ 20% de mes visiteurs cherchent un blog sur Prison Break, la moitié d'entre eux vient chercher des infos sur la demoiselle. /mode Uncle Ben ON : C'est toujours un succès !

 

301... ou presque...

Grâce à ma Diz', j'ai pu jeter un coup d'oeil au premier épisode de la saison 3 diffusé en avant-première et en streaming sur le site de MSN. Je ne l'ai pas regardé en entier parce que bon, j'aime autant le voir dans de bonnes conditions et dans une qualité potable la semaine prochaine, mais c'est quand même sympa.

Tiens, d'ailleurs, le générique a changé. Même chanson en plus lent, et surtout, look totalement différent, très années trente, très sombre...

Ca va quand même faire drôle de voir tout ce petit monde à la fac... J'ai aperçu Vinnie, Mac, une nouvelle assez nunuche et surtout un nouveau qui traîne beaucoup avec Veronica... 'Tention !

 

Love to love you baby...

Certains s'en souviendront car jadis cela les fit bien rire, mais quand Ben Browder a rejoint le cast de SG1...



... chaque fois que je le voyais dans la série, ça me faisait :




Maintenant, je vais mieux ! Je suis guérie ! Ca ne me le fait plus du tout. Enfin... presque plus... Enfin... Uh uh uh !

(Tout ça pour dire que OUI, je vais regarder la fin de SG1. Je m'y mets incessamment sous peu ! Presque tout de suite !)

(A propos des danseurs, Tequila, Peka, Marli, Kot, Marge et Maiky sont recrutés d'office. Non parce que je veux bien jouer les Donna Summer, mais sans le folklo, c'est beaucoup moins drôle.)
 

Rien à voir avec la choucroute...

Mais pourquoi pas une petite anecdote à chaud, comme ça, genre malife.com, histoire de dire que parfois, être une fille, c'est chouette, et que si ce matin, je n'avais pas été sur mon 31 (et même thank god sur mon 312) pour aller au boulot, je serais à cet instant précis officiellement délestée de 135 euros ?

(C'est la pauvre Sixtine, enfermée chez elle, aux prises avec un serrurier suceur de sang, qui m'a inspiré ce grand déballage de ma vie privée et de mes démêlés avec la justice... )

135 euros, donc. Le prix de ? D'une amende, figurez-vous. Alors à votre avis, quel délit a commis la Sorcière ? Non, je n'ai agressé personne, ni pissé sur le trottoir, ni dégradé quelque bâtiment malgré l'éternelle tentation de la vie citadine. Non, j'ai honteusement omis de poser pied à terre devant un feu rouge, un feu rouge presque vert, d'ailleurs. Tellement presque vert que trente centimètres après que j'eus grillé le sacrosaint sémaphore, il ETAIT vert. Je le savais, je le connais par coeur, ce feu, et je voulais surtout éviter de me faire pousser au cul par des automobilistes impatients (et probablement assoiffés de sang, d'ailleurs).

Sans remords aucun je poursuis mon petit bonhomme de chemin. Jusqu'au moment où la police montée m'a rattrapée. Oui, vous lisez bien, la police montée. Ces fourbes vélocipédistes qui fondent sur vous au moindre impair. Me voilà faite comme un rat, aux prises avec... avec... oh my god... Environ 35 ans, brun, l'oeil bleu sévère mais derrière lequel on sent le bon gars... Agah, agah... Ca y est, j'ai six ans et demi...

Evidemment, l'autorité policière commence à me débiter son chapelet moralisateur, brandit le carnet tant redouté, évoque les 135 euros (je manque de fondre en larmes), à grand peine, je reste digne tout en me disant qu'il existe probablement un moyen d'échapper à la saignée. Eh bien même pas la peine de dégainer l'oeil de biche, dites donc ! Ce grand couillon a marché tout seul, sans même que j'aie besoin de recourir à la plus vieille ruse du monde...

Lui : "Ah tout de même mademoiselle, ce n'est pas l'exemple que vous voulez donner aux enfants !"
Moi : "Euh, non, bien sûr, mais vous savez, les automobilistes..."
Lui : "Vous avez des enfants, mademoiselle ? Non bien sûr, vous êtes trop jeune pour ça... uhuhuh !"
Moi : "Eh bien, pas tant que ça, en fait, hihihi..."
Lui : "En tous cas vous faites toute jeune !" (j'y crois pas, l'oeil bleu s'attendrit, ce con ME DRAGUE !)
Moi : "Arf, merci c'est gentil !" (et les 135 euros, alors ?)
Lui : "Bon, je vous fais grâce des 135 euros pour cette fois. Vous faites quoi dans la vie ?" (gné ?)
Moi : "Ben euh, je deale, pourquoi ?"
Lui : "Ah, et vous êtes un peu en retard, j'imagine ?"
Moi : "Ouais, vous pensez bien."
Lui : "Bon, ça va pour cette fois, hein ?"
Moi (oeil de biche pour le conforter dans sa toute puissance masculine, ce brave) : "Merciiiii !"

J'enfourche Ernesto, je donne deux coups de pédale...

Lui : "Et les trottoirs, c'est pour les piétons !"
Moi : "Comment vous voulez que je fauche des mémés si je roule sur la route ?!?" *pédale pédale*

Uh uh uh !

Moralité, les filles, si vous voulez griller des feux à vélo, arrangez-vous pour avoir vidé votre tube de glosskibrille et usé voire surabusé du mascara. Franchement, ça peut valoir la peine.

Et maintenant, vous avez intérêt à savourer chaque note parce que ce sera peut-être la dernière. Si j'arrête de rouler sur les trottoirs et d'anticiper les feux verts, il ne me reste sans doute que quelques jours à vivre. Ainsi soit-il.

 

Le diable s'habille en Prada

Oui, enfin c'est ce que je croyais.

Car oui, cher lecteur, cher habitué. Sache que chaque jour, tu viens sur le blog d'une démente, une grande malade...

Explication : aujourd'hui, je voulais de la DE-TEN-TE. Une nazerie tranquille toute seule, avant de dîner gentiment avec mes keupines (que je bise, les braves, car j'ai passé une bonne soirée, smouak !).

Donc nantie de ma carte cinéàvolontéquelleestpériméemaiscestpasgrave, que j'honore trop rarement, en ce moment, d'ailleurs, et qui me permet d'aller voir les pires navets sans aucune arrière-pensée (cf Da Vinci Code), me voilà partie faire la queue au cinoche, bravement. J'adore aller au ciné toute seule, on rencontre toujours des tas de gens, c'est une expérience sympa et en plus je suis plutôt d'un naturel liant. Brèfle ! Je fais la queue, chope les prospectus, jure dans ma moustache parce que j'ai raté le festival du film goth (ptain, ces cons ont passé "Le cauchemar de Dracula" et personne ne m'a prévenue !!! Mais c'est un de mes films cultes ! Papaaaaaa !!!), consulte le numéro de salle (numéro 2, Sorcière, numéro 2, pour Prada), arrive au guichet, brandis ma carte et là : "World Trade Center, s'il vous plaît !"

Heing ?

Qu'est-ce ? Que fut-ce ?

On la refait : Prada on avait dit, couillonne, PRA-DA ! On avait dit détente, pas cauchemar !

Encore sous le choc, quasi-zombifiée, je gravis péniblement les escaliers, ma vie défile devant mes yeux et... Non je déconne. Là, je me dis, salle 2, salle 2, il est encore temps... Eh ben non, rien à faire, me voilà salle 4, déserte, naturellement, la salle 4...

Je m'affaisse lamentablement au troisième rang, mon rang fétiche, j'adore en prendre plein la gueule. Il eût sans doute été judicieux que je décidasse de reculer prudemment. Nenni ! Il fallait mener l'expérience jusqu'au bout. Apparemment, mon subconscient en avait décidé ainsi.

Les bandes-annonces ? Je n'en vois rien. Trop occupée à me dire que je peux toujours sortir de la salle, après tout, Prada, c'est juste de l'autre côté du couloir. J'en profite pour repérer les issues de secours. En cas de panique, il y a toujours l'option certes peu glorieuse du repli stratégique. On dit ça, on dit ça. N'empêche que devant "Un Long Dimanche de Fiançailles" il y a quelques années, votre hôtesse a passé toute la séance pétrifiée, les yeux écarquillés et les deux mains sur les oreilles, tout en se répétant "il faut que je parte, il faut que je parte". Ah ça, on faisait pas sa maligne, ce jour-là !

Rien à faire, je suis scotchée, prête à revivre MON 11 septembre (cf une note de West Wing où j'explique, z'avez qu'à chercher, bandes de feignasses). Fallait bien que ça arrive un jour, non ?

Est-ce que c'est parce que ça fait juste cinq ans, que j'ai lu il y a quelques jours la BD inspirée du rapport de la commission d'enquête du Congrès (je vous la recommande, c'est super documenté, et très clair, les dessins sont supers, bref, très réaliste), est-ce que c'est parce que je bosse dans le milieu journalistique, qu'on en a bouffé des dossiers et des dossiers, que j'en ai marre de faire l'autruche ? Bref, j'y suis allée. Clairement pas pour voir un chef d'oeuvre mais pour me regarder moi, et mes réactions.

Les dix premières minutes ont été les plus terribles. On attend de voir les avions s'encastrer. Niet, nada, on ne les voit pas, à peine une ombre du premier, comme dans la bande-annonce, c'est presque pire.

Ensuite ma foi, je me suis détendue, j'ai très peu marché, à vrai dire. Pas choquée, pas intimidée, à peine touchée par les personnages. Je crois que Stone s'est planté, sur ce coup-là. Hormis Ground Zero qui est plutôt bien réussi, il y a trop de décalage. L'écroulement des tours est bien trop lège, on a du mal à imaginer ces machins de ouatemille étages s'effondrant aussi gentiment. Je sais que ce n'était pas le sujet, que Stone n'a pas voulu faire du docu, que c'était supposé être centré sur les personnages, sur l'humain. Mais bon, c'est ni fait ni à faire, c'est bâtard, longuet, lourdingue... Le tout noyé dans une musique nauséabeurk...

La seule séquence qui m'a vraiment fait lever un sourcil au fur et à mesure que je m'avachissais dans ce divin fauteuil, ce fut le sauvetage des deux gars. Parce que là, on se dit qu'il n'y a pas de petite victoire. Vingt mecs sauvés en tout sur des centaines qui n'ont jamais été retrouvés... Ouais, j'imagine que quand on risque sa vie pour aller désincarcérer un blessé sous vingt mètres de ferrailles, ça doit être énorme. Dérisoire mais énorme. Donc ça, ouais, pas mal.

Le reste. Grosses ficelles... Sentimentalisme primaire, femmes en larmes, etc etc... Ca commence simplement et dignement, ça finit bêtassement. C'est pas que ce n'est pas beau, au fond, c'est juste que c'est bancal. Oliver, Oliver, Oliver...
J'étais curieuse, n'empêche, de voir ce qu'il était devenu. Oliver, c'est le pote d'un de mes profs, le pote perso. De ce prof que j'ai eu en première année de fac, critique de cinoche, qui nous a tenu six mois de cours de civi américaine en les illustrant par des films. Des grands classiques, des trucs que je n'avais jamais vus. J'avais dix-huit ans, et c'était mon cours préféré, de très loin, très enthousiasmant, différent... Depuis j'ai acheté ses bouquins, d'ailleurs.

Pas déçue, au final, parce que mon détachement me plaît. Parce que je sais que c'est bien, que je peux peut-être oser des films plus "difficiles". Dommage seulement d'avoir tiré "ça" du 11 septembre. Je suis consciente que c'est ce que voulait explorer le réalisateur. Mais à mon avis, il s'est grave planté. Ce film ne devrait pas s'appeler World Trade Center. Il ne parle pas du World Trade Center. Et ce n'est pas les tours qu'on devrait voir sur l'affiche.

En fait, je me dis que ce qu'a fait Stone, c'est probablement exactement le contraire de ce qu'il aurait fallu faire. Mais bon, amen, ce film ne m'empêchera pas de dormir. Dommage, quelque part. Moi, j'aime autant m'en féliciter. Sur ce, bonne nuit.

 

222 : Die me dichotomy

Gnihi...

John : "I would be lost without you."
Aeryn : "Then you'll never be lost."
John : "No matter what happen, you've worked your way into my heart."
Aeryn : "You've shown me that I have one."
John : "I love you."
Aeryn : "I love you too."

FRACASSETÃ?TE !

Scorpi/John : "Mmmmh... you are soooo my girl..."

Non, je ne m'en lasserai jamais, je crois ! Vraiment cette série n'a rien épargné à ses fans. C'est horriblement et délicieusement dégueulasse... Juste comme j'aime !

 

422 : Commencement

Bigre. Un épisode qui vaut surtout pour la loooongue, très looongue séquence de fin, celle qui fait voir un peu trouble, qui est montée comme un clip, et qui met en scène l'enlèvement de la fille cadette du président. Zoey la Cruchette, bougrement ecstasiée par son bellâtre/roitelet/franchouille.

Cela dit, il y a plus cruche que Zoey. Oui. Il y a Amy Gardner, qui a ENFIN capté une vérité pourtant infaillible. Mais grosse fadade, bien sûr que Donna est amoureuse de ton Josh ! Et pour sûr elle le comprend soixante fois mieux que toi. Ouarf ouarf ouarf ! (Et même un peu gnihihihi !)

Joey Lucas, elle avait percuté plus vite, elle, et pourtant elle en pinçait un peu pour Josh !

A part ça, première scène très intéressante avec Josh qui commence à organiser son casting de vice-présidentiables. Pourquoi n'y avais-je pas pensé plus tôt ?

Notre Toby, lui, pour la huit-cent-soixante-septième fois tente de se faire réépouser par son ex enceinte jusques aux oreilles. En vain.

Malgré la jolie maison, malgré la salade, malgré tout... "You're just too sad for me, Toby."

Et dans la foulée, la voilà partie accoucher.

Ah oui, et très fort tout de même ! En dix secondes top chrono, voilà Bartlet et son vieux Leo partis à avouer aux conseillers que ce sont eux qui ont fait assassiner Shareef ! Le tout sur fond de menace terroriste ! Allez, hop, voilà votre paquet, les gars. Des questions ? Non ? Rompez !

Uh uh.

On a donc pour commencer la petite Zoey Crucruche qui obtient son diplôme, brave petite...

Puis qui va embrasser le pauvre Charlie dans un jardin botanique (tsssss... Très bon point pour Charlie, d'ailleurs, dont j'apprécie beaucoup l'évolution depuis quelques saisons... )

Avant de se faire droguer par son bouffeur de grenouilles à l'insu de son plein gré et de se faire enlever sur le chemin menant aux chiottes.

Ce qui nous mène à un truc incroyable : Leo courant dans les couloirs de la Maison Blanche. On n'avait jamais vu ça.

Moi, j'enchaîne. Je veux TROP voir la gueule de Bartlet. *se frotte les mains*

 

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