Le blog de La Sorcière
 

115 : Celestial navigation

Fichtre ! Deux amiraux pour le prix d'un ! West Wing ne se mouche pas du coude, mes enfants...

Imaginez une Sorcière, usée après une journée de dur labeur, la cheville façon patate en papillotte posée sur quatre coussins, en pyjama, vautrée sur son canapé, télécommande en main, se frottant les mains devant un nouvel épisode mettant en scène les boires et déboires de notre équipe de conseillers...

Quand soudain... La larve se lève d'un bond, vociférant après son écran :

"Hiiii !!!! L'amiraaaaal Forreeeest !!!"

D'Enterprise, naturellement. Et c'est pas tout. Car dans une des cellules du commissariat de Wesley, Connecticut, l'amiral Forrest a un invité de marque...

"Hiiiiii !!! L'amiraaaal Adaaaamaaaaa !!!"

Donc le juge Adama... euh, Mendoza, toujours candidat du président à la cour suprême, s'est fait arrêter par les flics en flagrant délit de conduite en état d'hispanicité...

Le personnage est vraiment vraiment formidable. Et Bopapa joue ça à la perfection. J'adore.

Mais outre le fait d'être un nid à amiraux en vadrouille, cet épisode regorge de dialogues aux petits oignons.
Déjà, le petit Charlie, l'aide personnelle du président, qui doit probablement dormir une fois toutes les trois semaines, doit réveiller le grand patron à 6h30 du matin, le même grand patron couché à peine trois heures plus tôt. C'est formidablement tordant. Le téléphone sonne dans la chambre présidentielle.

Bartlet : What ?
Charlie : Good morning, Mr. President. It's Charlie. I hope...
Bartlet : What could you possibly want RIGHT NOW ?
Charlie : Sir, it's 6:30 a.m. and...
Bartlet : In the morning ???
Charlie : Yes sir. And I wanted to remind you that...
Bartlet : I mean, what in the name of everything holy could you want right now ?
Charlie : I wanted to remind you that you have a 7:00 a.m. at the Oval Office with senior staff, followed by your security and intelligence briefings, and a meeting with the Chairman of the Fed. Would you like me to have the stewards bring you some coffee and the Washington Post ?
Bartlet : Who the hell is this ?
Charlie : Sir...
Bartlet : And what could you possibly want ???
Charlie : Sir. I need you to dig in now. It wasn't a nightmare. You really are the President.

XPTDRRRR !!

Autre passage d'anthologie car avec Jed Bartlet, les matins chantent...

Bartlet : Where is Mendoza ?
Sam : He's on his way, sir.
Bartlet : Right now ?
Sam : Yes, but he won't be here until the day after tomorrow.
Bartlet : Day after tomorrow ?
Sam : Yes sir.
Bartlet : Is he coming in from Neptune ?

Ah purée !

Sans compter cette pauvre CJ qui se mange une patate pas possible à cause d'une rage de dents...

CJ : I'm experiencing some pain.
Sam : For how long ?
CJ : About a month now, but it'll go away by itself.
Sam : When ?
CJ : When I die, Sam !

(looool !)

Bon bref, cette série dépote, vraiment.

Tiens j'oubliais qu'après avoir été bistroquette et chirurgien aux urgences, CCH Pounder est maintenant ministre !

Sacrée progression !

Bon... la suite...

 

Non mais...

Comme Médiadis est mon ami et propose des saisons entières abordables, j'ai commandé la saison 2... Non parce que là ça fait des semaines que je me retiens de regarder la suite de peur de devenir définitivement trop accro... Et je sais qu'à la grande époque Enterprisebouhouhouh-cheville-canapé, Mamaisonbianche ça changeait drôlement bien les idées... Et je me gardais justement la suite pour les grands moments de déprime... Or (consulte son agenda) comme les prochains jours risquent d'être *particulièrement* difficiles, voire même sanglants, je crois qu'il est bon de prévoir le pire. En l'occurence, l'injection de quelques WW pourrait bien atténuer un peu le tout...

Message perso :

Hé, Dieu ! Faut qu'on cause ! Les journées de 36h, c'est pour quand ??

 

Fêtons la fin de la saison 2 avec quelques bonnes répliques...

Karen McCluskey : How old are you boys anyway ?
Porter Scavo : We're six.
Karen McCluskey : And you ?
Parker Scavo : Five.
Karen McCluskey : Wow. Your mom just pops them out, doesn't she ?
Preston Scavo : How old are you ?
Karen McCluskey : How old do you think?
Porter Scavo: 150.

Andrew Van De Kamp : Isn't that weird ? That's the sound my mom makes when she climaxes !

Yao Lin : I don't like lies.
Gabrielle : Yeah, well I don't like your ironing. So there.

Lynette : Why don't I just put them back in me and cook 'em until they're civilized ?
Tom : You'd be cool with that ?

Bree : Girls, you don't understand. This poor kid is scared out of his mind.
Gabrielle : Oh, for God's sake, Bree. You're a woman. Manipulate him. That's what we do.
Bree : But how ?
Gabrielle: I don't know. How did you usually manipulate Rex?

Susan : Hey, Edie !
Edie : Wow, get a load of you. You look so pretty. I hardly recognize you.

Gabrielle : Before we got married we made a deal, remember ? No kids.
Carlos : Deals are meant to be renegotiated.
Gabrielle : We're not negotiating my uterus.

Paul Young : Will I have to tell them about my wife's death in the house ?
Edie : Yeah. Legal crap. People get really freaked out by suicides. Hell, I get the willies just standing here.
Paul Young : Is there any other option ?
Edie: Well, you could say that she shot herself in the house, then crawled out back to die...

Bree : Danielle ! How was school ?
Danielle : It was okay.
Bree : Good. Where does Andrew keep his marijuana ?

George Williams : Well... I'll see you, Dr. Van De Kamp.
Rex : Please, you're dating my wife. Call me Rex.

Julie : I always assumed I'd have sex for the first time before you had it again.

Susan : Do you believe in evil, Edie ?
Edie : Of course I believe in evil ! I work in real estate !

Bree : For God's sake, Phyllis, don't you ever worry about dehydration ?
Phyllis Van De Kamp : Are you saying that I am too emotional ?
Bree : I'm saying that even Italians take a break now and again.

Gabrielle : Why are all rich men such jerks ?
Carlos : The same reason why all beautiful women are bitches.

Father Crowley : You're pregnant ?
Gabrielle : Yes, and it's impossible. I'm on the pill which I know you probably think is a sin but it's a 99.9% effective sin.
Father Crowley : Maybe its in the 0.1% that God resides.
Gabrielle : You just couldn't wait to throw that in, could you ?

Gabrielle, c'est quand même une fameuse cliente, je trouve !

 

Traumatisée !

Sérieux ! Ramassé mes DVD hier du bout des doigts, avec des crampes dans le bide... Rangé mes captures d'écran en essayant de ne pas trop y penser... Je m'étais dit que je pourrais revoir le pilote, juste pour rigoler un bon coup... Je n'en ai pas le courage...

Je voulais prendre quelques caps du dernier épisode pour Trip... ben non, même pas envie... rien que d'y penser ça me plombe le moral... Hier j'ai ouvert mon portable, pas touché depuis dix jours, et en fond d'écran, Connnooor... ptit snif.

Me souvenais avoir eu un petit pincement au moral après avoir fini Farscape qui m'avait beaucoup émotionnée... mais là, je suis en blocage ! C'est fou, une série aussi bête, devant laquelle j'ai tellement souvent ricané... C'est mon côté perfectionniste, ça, qui supporte pas la médiocrité volontaire...

En tous cas, je suis toujours aussi en colère. Et malgré Prison Break, Lost, DH, B5 et les autres, rien à faire... J'ai le blues des séries... Et je ne vais pas voir Marie-Antoinette avant lundi soir...

Je crois qu'il va falloir que je regarde King Kong... Ou X-Men 3... Ou un truc du genre...

C'est énervant... J'ai pas envie de garder un aussi mauvais souvenir de cette série. Faut que j'exorcise...

Mais où est passé mon second degré quand j'en ai le plus besoin ???

 

102 : Allen

Ca s'étoffe. Les personnages prennent de l'épaisseur, les relations aussi... et le background de même. Encore un peu de mal à situer tout ce petit monde, mais ça commence à se dégager... Même si les écheveaux sont encore difficiles à démêler. Et qu'on sent une certaine volonté de troubler le spectateur, notamment au moyen de gros plans sur des visages impénétrables... que je ne vous montrerai pas puisque je ne les ai pas sous la main...

Très honnêtement, je suis absolument larguée.

Evidemment, la fin : "Oh my god, Michael se fera-t-il sectionner le petit orteil et pourkwaaaa ?"

Oui, j'aurais pu avoir un semblant de battement d'angoisse, mais en même temps, le gus, il va se flanquer en taule exprès, j'imagine qu'il ne s'attend pas à se faire accueillir avec des colliers de fleurs... Et nous non plus on ne s'attend pas à les voir jouer aux dominos.

Mention spéciale pour la scène de l'émeute qui est super-puissante... Par contre je suis presque déçue qu'on nous la serve déjà... ;)

Contente de comprendre sur la fin le pourquoi du comment de Schweitzer et Allen. C'est très sympa comme méthode. Et le coup du tatouage, c'est bougrement intelligent.

Ce qui est marrant, c'est qu'au premier épisode, j'ai trouvé les deux nanas très quiche... et que dès le deuxième, j'ai compris leur utilité. En fait, ce sont les bouées de sauvetage. Les deux seules qui sont absolument hors du coup (du moins pour le moment), les deux innocentes. Et de ce fait, on se raccroche à elles. Surtout la toubibesse. A voir pour la suite.

Kot a perdu son pari, non ??